Dans cette situation et comme la vie, justement les devoirs et les chemins, l’indique, j’ai appris plus tard un métier (soins à domicile) lorsque mes plus jeunes frères et sœurs devinrent adultes et je me suis mariée. DIEU nous donna quatre fils. Mais aussi tout autre chose attendait notre famille: DIEU appela mon mari au sacerdoce. Outre mon devoir de mère, je le soutenais aussi maintenant dans sa nouvelle fonction.

Le 15 août 1985 je reçus la consécration d’une main pour donner la bénédiction de saint Joseph. Cela vint pour moi comme un coup de tonnerre. Moi-même je ne pus le com­prendre ni le saisir. Je pensais souvent: „Saint Joseph, pourquoi dois-tu bénir par ma personne? Tu le fais beaucoup mieux de par toi-même.“ Bien sûr que saint Joseph bénit lui-même, je mets simplement ma main dans la sienne. Je me sens toujours si terriblement indigne.

Lorsque mon mari était devenu prêtre, je lui aie parfois dit qu’en moi se trouve constamment l’idée de fonder un jour ou l’autre un ordre. Il me donna pour réponse: „Je sais.“ Mais ensuite j’ai rejeté de telles idées comme étant fan­tasmes. Ces pensées n’arrêtaient pas de revenir et je les repoussais à nouveau – sur plusieurs années. Dans les années de 2008 à 2010 je ne trouvais plus de paix. J’en ai assez souvent parlé à mon mari en me demandant si j’étais encore normale. „O mon DIEU!“, disais-je, „Comment cela doit se faire? Si cela est Ta volonté, alors il Te faut me le dire de façon suffisamment claire – me le faire savoir.“ Moi-même je ne vis aucune issue, croyant que tout cela n’était qu’imagination de ma part.

L’origine

Fondation le 19 septembre 2010, fête de saint Joseph – Père nourricier et adoptif de JÉSUS-CHRIST

Mes parents ont été pour moi toujours un modèle dans la vénération de saint Joseph. En tant que paysan des mon­tagnes, mon père avait souvent un chemin long et pénible pour arriver jusqu’à son bétail. D’ordinaire, il y avait encore beaucoup de neige au mois de mars et il faisait encore très froid. Vu que saint Joseph était son saint patron, il voulait faire spécialement honneur et plaisir à ce Saint lors de sa fête. Mon père allait alors très tôt s’occuper de ses ani­maux, pour ensuite, à jeun, suivre le sentier pénible d’une heure et demi – tout d’abord descendre dans la vallée pour remonter ensuite de l’autre côté, et être ainsi dès 7 heures du matin dans l’église. En cette fête, qui avait beaucoup d’importance pour lui, il recevait les Sacrements. Après une bonne heure, il avait le même chemin à prendre pour rentrer à la maison. Je me disais, quel Saint important il devait être, pour que mon père y attache une si grande importance et prenne sur lui de telles fatigues. Cela m’a tellement impres­sionnée déjà en tant qu’enfant et j’ai gardé tout cela profondément dans mon cœur.

À l’âge de 15 à 16 ans, je voulais à tout prix entrer dans un couvent contemplatif. Le désir était si grand, mais aucune possibilité ne se présenta, ce qui me fit si souvent verser des larmes en secret. – Ma mère est morte à 41 ans (1951), 15 jours après la naissance du neuvième enfant. J’avais alors 13 ans, deux frères et une sœur étaient plus âgés. Ma sœur et moi-même avons très tôt et énormément appris de notre mère dans les travaux ménagers, ainsi que de prendre des responsabilités. Outre l’école, beaucoup de devoirs nous attendaient. Notre père était pour nous un exemple et il était homme à tout faire. Ces années étaient pour lui indiciblement difficiles.

Pendant les mois d’été de 2010 ces pensées me pour­suivaient quotidiennement et l’idée m’affligeait de tromper les gens ou de ne pas être à la hauteur de cette re­sponsabilité, outre tant d’autres. Je priais souvent saint Joseph de m’éclairer. La vue ou l’invitation de fonder une Communauté laïque de saint Joseph fut alors un jour tout à fait claire. Sans tarder je me suis assise pour écrire les règles – but et fin – cela sortait tout simplement, et je me mis immédiatement à faire des préparatifs.

Pour le 19 septembre 2010 – la grande fête du Père nour­ricier et adoptif de JÉSUS-CHRIST – je fixai la fondation.

Par des tracts et publication verbale, cette mission vint parmi les hommes. Pour une fondation il faut au moins trois per­sonnes. Ma pensée: „Si au moins j’en avais quatre ou cinq, je serais déjà satisfaite.“ Avec 67 inscriptions, cela était visi­blement pour moi l’œuvre de saint Joseph.

Jusqu’à aujourd’hui la Communauté se développe constam­ment – néanmoins avec toutes sortes d’obstacles, ce qui sans doute en fait partie et qui pour moi est un bon signe.